Renaissance de Bond, James Bond [Casino Royale, Martin Campbell, 2006]

Après un James Bond romantique aux yeux en amande interprété par Timothy Dalton dans les années 1980, les producteurs s’étaient vus obligés de transformer son successeur, Pierce Brosnan, en une véritable parodie de superhéros à l’invincibilité insolente et risible. Une bonne occasion de découvrir Le Vrai Bond, celui qui est enfin en phase avec notre époque, soit Daniel Craig.

En quinze ans, le mythe James Bond a été poussé à son paroxysme. Aussi, en adaptant le premier roman de Ian Fleming, Casino Royaleles producteurs et scénaristes ont décidé d’emprunter une direction diamétralement opposée. Retour aux sources, et à l’essence même du personnage, qui vient juste d’obtenir son permis de tuer. Il a pour mission d’achever de ruiner Le Chiffre, le tout-puissant banquier du terrorisme international, interprété par le caméléon danois Mads Mikkelsen.

Pour sa deuxième réalisation d’un épisode de la saga, Martin Campbell conçoit un beau prologue filmé en noir et blanc qui renvoie à une cinématographie d’un autre âge, une chasse à l’homme époustouflante dans les rues de Madagascar, et une scène de torture aux couleurs terreuses… Toutes campées par un Daniel Craig, jusqu’alors cantonné à des seconds rôles, ici tête brûlée et casse-cou. Cette sombre prédominance est proche de l’idée que s’en faisait Fleming. James Bond est un bad boy. Son humanité et son charisme quasi insolite, sont en parfaite contradiction avec l’aspect aseptisé du personnage de Brosnan. Il a une vraie gueule, souvent égratignée et maculée de sang, bref l’invulnérabilité du super man en a pris un coup!

Deuxième coup de poing: Bond tombe amoureux de Vesper, alias Eva Green, qui ébranle tous les clichés de la James Bond girl accumulés depuis quarante ans. Ce n’est ni une bimbo ni une action lady, mais une femme contrastée et complexe au regard alliant sensualité, malice et tristesse.

Bref, ce Casino Royale est tout simplement le meilleur opus de la série depuis Sean Connery, qui séduit même les nostalgiques qui ne jurent que par Bons Baisers de Russie.

LE James Bond à ne pas rater.

Aimée Le Roux

Et pour avoir plus d’infos sur le film

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